Depuis le temps que votre serviteur casse du sucre sur le dos de ce navigateur illustrant les qualités lamentables de développement, de robustesse, de performance et surtout d’ouverture (j’explique plus loin) de Microsoft, il fallait bien qu’un jour où l’autre une bricole arrive. Et la bricole est arrivée : une faille de sécurité importante a permis à « on ne sait qui » en Chine ( »on » soupçonne tout de même le gouvernement Chinois, c’est pratique ça fera plus de bruit que la faille chez Microsoft) d’avoir attaqué Google via Internet Explorer 8.
La nouvelle est tombée, elle est notamment reprise en ligne sur lefigaro.fr : Microsoft reconnait que «Internet Explorer a été l’un des vecteurs utilisés par les attaques sophistiquées et ciblées contre Google et d’autres réseaux d’entreprises». L’article est encore plus précis, tenez vous bien, cette faille serait présente dans toutes les versions du navigateur depuis la version 6… je calcule rapidement… 9 ans ! IE6 est sorti en 2001 nous avons donc une faille de sécurité qui existe depuis 9 ans. Triste record.
Internet mange les bébés ! Fréderic Lefebvre et plus récemment Jacques Myard l’ont sous-entendu avec force, après avoir rappelé que la mafia débarque dans votre PC sur son cheval de Troie pour manipuler les médicaments et poser des bombes dans les jeunes filles violées pendant qu’elles regardent des œuvres piratées en ruinant Johnny Hallyday.
Apocalypse version Frédéric « je fais peur donc j’existe » Lefebvre. Qui fait des émules… mais dans ses rangs, ces mêmes rangs qui nous ont pondu l’autorité Hadopi. Du coup ça fait rire, heureusement. Ou pas.
Le site du Grand Débat National sur l’identité nationale utilise le logiciel libre SPIP, et cela sans le nommer à aucun moment. C’est mal.
Ce blog n’est pas un blog politique, vous ne m’entendrez donc pas dire du mal d’Eric Besson, ni du nauséabond (lisez les contributions) et opportuniste (lisez les sondages nationaux) débat sur l’identité nationale.
Par contre, il me semble normal de rendre à César ce qui revient à César. Autant le site du débat sur l’identité nationale cite sans complexe l’entreprise qui a construit le site (et sans raisons : la réglementation n’impose absolument pas de citer le créateur du site), autant l’utilisation du logiciel libre (et gratuit) SPIP est faite sans que même la pratique de bon gré consistant à mentionner en bas de la page d’accueil « site réalisé à SPIP » et un lien vers le site communautaire SPIP ne soit respectée.
Ca ne coute rien (non plus), et ça permet de faire connaitre et reconnaitre les dizaines de développeurs et d’utilisateurs qui contribuent à faire du logiciel SPIP le puissant logiciel de publication de site web qu’il est aujourd’hui.
Notez que c’est une pratique courante du gouvernement et des partis politiques de tous bords :
site de l’UMP (réalisé avec EZPublish)
site du Nouveau Centre (réalisé avec Drupal),
site du Modem (réalisé avec openCMS),
site de François Bayrou (réalisé avec openCMS),
site de Valérie Pécresse pour les régionales 2010 (réalisé avec Drupal),
site de Désirs d’Avenir (réalisé avec Drupal),
site du Parti Socialiste (réalisé avec Wordpress),
Site de Marine Le Pen (réalisé avec Wordpress)
Cas particulier du site de l’UMP (cf le commentaire #1 et sa réponse #2) : la mention d’EZPublish y est faite, mais dans un endroit incongru et sous une forme inutile (non lisible par les moteurs de recherche et non cliquable…).
Il y a heureusement des bons élèves (peu, en fait), qui mentionnent le logiciel libre qui fait fonctionner leur site, notamment :
Site web d’Europe Ecologie (bas de page : réalisé avec Drupal)
Site du Parti Communiste (bas de page, lien vers logiciels et contenu libres : réalisé avec SPIP)
En réalité la pratique douteuse va encore plus loin : le concepteur du site (sans doute sur ordre, il n’a aucun intérêt à le faire lui même ça prend du temps et le temps c’est de l’argent pour un prestataire de service) élimine méticuleusement toute référence aux logiciel utilisé dans les pages du site…
En résumé : on crée des lois (Hadopi) et permet la vente liée (un PC avec Windows, entre autres) qui ont pour effet d’anéantir les efforts des logiciels libres pour trouver leurs utilisateurs, mais en même temps on utilise (sans le dire) ces mêmes logiciels libres (sans doute parce qu’ils sont peu onéreux, et avouons-le souvent bien meilleurs que les logiciels commerciaux ayant la même fonction).
C’est mal. De gauche ou de droite, c’est mal. En plus tout le monde va croire que je suis un chevelu soixante-huitard qui vire communiste tendance verdâtre alors que 1) je suis pas un chevelu et 2) j’ai une opinion très tranchée sur les groupes de personnes qui essaient de diriger le monde, de gauche comme de droite, rouges, verts, bleus ou multicolores.
[note: j'ai dit que les concepteurs masquaient le logiciel, j'ai donc du rivaliser d'astuce et de filouterie pour détecter le logiciel qui a servi à créer le site et qui le publie, je peux me tromper dans certains cas, mais ce serait étonnant, ma mère vous dira que dans la famille on ne se trompe jamais]
Il n’est pas le seul à nous prendre pour des cons mais on ne dit rien. On n’est pas raisonnable, non plus… Alors voila, Windows Seven sort, le géant aux bénéfices en forme de frite bruxelloise nous sert la sérénade du système du siècle, et on le croit.
Dans cet épisode, vous suivrez les aventures de Roger l’utilisateur lambda envouté pas si lambda que ça, qui va jeter son CD de Windows Seven à la poubelle.
Yahoo fut le précurseur grand public. Google, le petit poucet né à l’université du Michigan, a écrasé Yahoo en Europe et renouvelle l’exploit aux Etats-Unis. Microsoft le géant essaie sans succès de renverser cette hégémonie avec Bing son nouveau moteur. Et si un petit nouveau venait renouveler le genre ?
A peine Wolfram Alpha sorti, moteur de recherche révolutionnaire et novateur, Google tente une contre attaque avec Google Squared. Le moins qu’on puisse dire c’est que le moteur de recherche est définitivement un terrain de bataille où se décidera qui détient la source du savoir sur Internet.
Loin de moi l’idée de faire le procès en technologies de notre chère (TRES chère) et sympathique (TRES sympathique) et loquace (TRES loquace) Ministre de la culture, nul n’est censé être omniscient, et il est vrai que ces technologies sont assez absconses.
Il nous manque aussi l’intervention qui a précédé celle de madame Albanel. N’empêche, sa réponse est affligeante au delà du raisonnable.
Apprécions à sa juste valeur ce modèle d’occupation du paysage sonore démocratique en toute inutilité (sauf à admettre que se rendre ridicule et ridiculiser par la même une loi inique est utile à la société, ça va loin…).
[pour ceux qui n'ont pas lu mon billet sur "pour arrêter l'ordinateur cliquer sur démarrer", un pare-feu est un boitier ou un logiciel qui protège votre ordinateur des personnes sur internet qui voudraient s'y connecter et en abuser. Microsoft Office, gentiment rebaptisé par Mme Albanel "le pack microsotte", et OpenOffice sont des suites bureautiques, avec traitement de texte et tableur par exemple. L'un et l'autre n'ont RIEN à voir, mais alors du tout]
Voilà un piètre exemple. C’est cette même Madame Albanel qui prétend que le téléchargement sur internet lèse les artistes (soupir) et que l’industrie de la musique et du cinéma (les majors) vont mal (ce qui ne les empêche pas de payer Leonardo DiCaprio 45 millions de dollars par film, quand on va mal c’est connu on jette l’argent par les fenêtres) et que l’offre légale de distribution de musique en ligne est pléthorique, bon marché et simple d’accès (re-soupir).
On avait du mal à la croire avant, mais après une telle sortie ça va être encore plus dur.
… et rien. Mais alors dans le genre rien, vous voyez l’œuvre littéraire de Loana ? Le talent de chanteur de Plastic Bertrand ou les qualités d’acteur de Christophe Lambert ? pareil. Voire pire.
Le fameux bouton « démarrer » de Windows a fait beaucoup rire le monde pas si petit de l’informatique et de l’industrie en général. Il a même fait partie d’un canular Internet assez répandu concernant la réponse qu’aurait faite General Motors à Microsoft après le ComDex 2004, en disant
[If General Motors had developped technology like Microsoft] 13. You would press the ’start’ button to shut off the engine.
Las, cette fameuse technologie a fait des émules, même parmi la crème des fabricants français de Firewall !
Samedi 11 avril 2009, le rock and roll va de nouveau prendre une leçon ! The Shops reviennent sur scène, et ils ont la hargne. Pendant qu’ils refont leur stock de cordes de guitare, de peaux de batterie et de fûts de Mort Subite, visionnez moi cette petite affiche et écoutez un extrait du dernier concert.
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